ROYAUME-UNI: Le 200 mètres fromages de Cooper’s Hill

Midi, pan! Du haut de Cooper’s Hill, les participants jettent leur Double Gloucester de 4kg et s’élancent à leur poursuite. Tout va très vite. Les grosses meules de 30 cm dévalent le flanc de colline abrupt, certaines atteignent déjà 100 km/h. Une course folle de 200 mètres s’engage, suivie de près par des milliers de spectateurs amassés le long de la pente.

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GRECE: Anastenaria Night Fever

Vous connaissiez Mykonos et ses soirées endiablées? Vous n’avez encore rien vu! Ce soir, c’est Saint-Constantin et Sainte-Hélène qui mettent le feu au dancefloor. Mais pas n’importe où, seulement cinq petits villages du nord de la Grèce vous invitent au Festival Anastenaria.

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MADAGASCAR: Donia, un festival de belle vie

Bouclez vos ceintures, on part faire la fête… au paradis!

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INDONESIE: Les élus de la guerre du pandanus

Ave Indra, les Bali Aga qui vont se battre, te saluent! Bouclier en rotin tressé dans une main, feuilles de pandanus épineuses dans l’autre, chaque jeune homme du village est prêt à affronter son adversaire sur le petit ring de 5 mètres carrés.

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Au son rythmé des tambours gamelan, les combats sont brefs mais cinglants. C’est que chaque gouttelette de sang versée fera honneur à Indra, le dieu de la guerre, que les Bali Aga considèrent comme le protecteur du village. Les blessures encourues sont heureusement faciles à soigner avec des onguents  traditionnels à base de safran, vinaigre et autres herbes.

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perangpandan_tenganan_bali2Un peu plus loin, les jeunes filles célibataires ne perdent pas une miette du spectacle appelé mekare kare. Vêtues de leurs plus beaux atours en geringsing, le textile du village, les coquines du jour se relayent sur une grande roue en bois du haut de laquelle elles admirent les valeureux mâles au combat, tout en faisant leur choix.

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La grande roue ne s’arrête qu’au moment où un combattant, après avoir fait acte de bravoure, vient élire son admiratrice.

Le mekare kare se déroule sur plusieurs jours consécutifs. Lors de la dernière journée, les étrangers sont autorisés à participer aux combats. Mais aucun ne pourra choisir une femme Bali Aga selon les règles strictes de la communauté qui se voit comme un microcosme du monde.

Selon la légende, Indra les aurait élus pour la gestion du territoire sur lequel se trouve leur village fortifié de Tenganan, à l’extrême est de l’île. Les Bali Aga sont en effet les descendants du peuple originel de Bali. C’est pourquoi, ils considèrent Indra comme le roi des dieux, contrairement aux autres hindouistes de l’île pour qui, la divinité suprême est Vishnu, Shiva ou encore Brama.

Ainsi, chaque année, afin de lui témoigner leur gratitude, les Tenganais célèbrent un mois complet de cérémonie appelé Usaba Sambah. Les rituels ont lieu dans chaque temple du village. Les festivités, du 19 mai au 20 juin, se caractérisent par de nombreuses cérémonies religieuses, des danses sacrées et des rites de sacrifice sur fond de musique traditionnelle.

Le mekare kare est sans aucun doute l’événement phare du plus grand festival traditionnel de l’île aux dieux. Mais tout aussi folklorique, le maling malingan (jeu du voleur) mettra en émoi tout le village les jours précédents. 2566807541_05dba4b970Le rituel débute aux aurores quand les anciens accrochent des boyaux et des os au plafond du Bale Agung, la grande maison où les décisions administratives sont prises. Un peu plus tard, deux garçonnets viennent les dérober. Quand ces derniers sont capturés par les habitants, après une pseudo course-poursuite, ils sont affublés de vieilles feuilles de banane séchée, de boyaux en guise de colliers et bracelets mais aussi peinturlurés de rouge et blanc sur tout le corps. Les deux voleurs, ainsi accoutrés, sont ensuite obligés de se promener dans toutes les rues du village.

Une manière de rappeler qu’il n’y a pas de pardon pour les criminels à Tenganan…

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JAPON: Le printemps des 1000 samourais de l’Unesco

Au pied de la montagne sacrée, dans un écrin de verdure luxuriante, une colonne humaine progresse silencieusement en direction des trois singes de la sagesse et du chat dormant. Un millier d’hommes, des samouraïs et des prêtres shintô à cheval, escortent trois sanctuaires portatifs où résident les esprits des trois shoguns Tokugawa.

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Voilà le synopsis du remake historique qui se joue, chaque année à Nikko, à l’occasion du Grand Festival de Printemps, le Shunki Reitaisai. Il s’agit d’une reconstitution des funérailles du shogun Tokugawa Ieyasu, un des personnages les plus importants de l’histoire du Japon. Cette procession reproduit la cérémonie solennelle durant laquelle la dépouille d’Ieyasu fut transférée de la lointaine préfecture de Shizuoka à Nikko, selon ses dernières volontés. 

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Les lieux, sacrés depuis des temps immémoriaux, avaient été choisis pour la construction du Tôshôgu, un sanctuaire formé de différents édifices destinés à abriter le mausolée d’Ieyasu, fondateur du shogunat de Tokugawa qui marque les débuts de la période Edo au 17ème siècle. Il y institua une dictature féodale fondée sur la stricte hiérarchie des classes et dont la classe guerrière des samouraïs était au sommet.

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Ce régime de fer permit toutefois au Japon de connaître une longue période de paix intérieure, une phase d’essor démographique ainsi qu’un développement économique intérieur important.

Depuis cette période, Nikko a donc joué un rôle très important comme symbole de souveraineté nationale et le sanctuaire Nikko Tôshôgu, dédié au shogun déifié, fait aujourd’hui partie du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Le Grand Festival ne dure que deux jours et ce défilé en constitue le moment fort, de par son aspect grandiose, le faste des costumes d’époque et la dignité des guerriers. A l’arrivée de la procession au sanctuaire Tôshôgu, des danses sont exécutées au son d’anciennes musiques de cour, offrant un spectacle pour le moins singulier. La veille donne déjà un avant-goût impressionnant lors d’une démonstration de yabusame où des archers, habillés comme des samuraïs et montés sur des chevaux, tirent leurs flèches sur des cibles.

A mounted archer aims at a target from a galloping horse during the Yabusame Shinto ritual at Tsurugaoka Hachimangu

Une véritable remontée dans le temps à deux heures à peine de Tokyo en train…

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FRANCE: Douliou-douliou Saint-Tropez

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En plein Festival de Cannes, c’est Saint-Tropez qui fait son cinéma avec ce nouvel épisode du « Capitaine en Bravade ». Le scénario est le même depuis près d’un demi-millénaire. Pendant trois jours, les habitants de la ville honorent leur saint patron, en costumes traditionnels et artillerie d’époque.

Parce que Tropez a bel et bien existé! C’est même l’un des premiers martyrs chrétiens italiens. Brillant officier de l’époque romaine, sa tête fut mise à prix par l’empereur Néron, lorsqu’il fit une profession de foi solennelle à l’occasion d’une fête en l’honneur de la déesse Diane. Revendiquant sa chrétienté, Tropez fut condamné à affronter les fauves. Mais… ceux-ci se couchèrent devant lui. Il fut alors attaché à une colonne et flagellé. Mais… celle-ci se détacha et se renversa. Il fut ensuite décapité et cette fois, bien mort.

images-2Sa tête sera récupérée par les habitants de Pise (sa ville natale) et conservée jusqu’à aujourd’hui dans une chapelle de la ville qui lui est dédiée. Le reste de sa dépouille fut jeté dans une barque avec un chien et un coq puis, abandonné aux courants de la mer à l’embouchure de l’Arno. Poussée par les vents, la barque vint accoster dans le golfe de la ville d’Héracléa. Une femme pieuse, Célerine, avertie mystérieusement de son arrivée, accourut et recueillit avec soin les restes du corps. On édifia un lieu de culte en l’honneur de Saint Tropez et le transfert de la dépouille eut lieu le 17 mai.

Mais… au 16ème siècle, se jouèrent d’autres drames, version « Pirate des Méditerranées ». Afin de protéger la procession se rendant à la Chapelle de Saint-Tropez, face à d’éventuelles attaques, le conseil de la Communauté décida de désigner sous le nom de Capitaine de Ville, le chef de la milice locale chargé de recruter et commander les hommes nécessaires à la défense de la Cité. Depuis, cet événement est commémoré en grandes pompes, chaque année, à la même date sous la forme des Bravades de Saint-Tropez.

Steve Lorillere | Saint-Tropez Photo | Twitter | facebook Marc de Delley | Saint-Tropez Photo | Twitter | facebook

Au casting, des soldats et des marins, accompagnés des prêtres du golfe, défilent dans les rues de Saint-Tropez, au son des tambours et des fifres de la clique. Les Bravadeurs font alors retentir les tromblons et les fusils en l’honneur du Saint, comme à l’époque où ils allaient au combat ou protégeaient la procession.

BRAVADE DE SAINT-TROPEZ

Ad usque fidelis

(devise de Saint-Tropez)

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COREE DU SUD: Quand Bouddha fête son anniversaire…

C’est un mois de folie festive qui démarre au pays du matin calme! Une tradition millénaire sur fond d’immaculée conception bouddhiste.

La légende raconte qu’une nuit de l’an 600 avant notre ère, la reine Maya Devi fut visitée et pénétrée en songe par un éléphant blanc à six défenses, portant dans sa trompe une fleur de lotus. Réellement enceinte, elle décida qu’elle appellerait son enfant Siddhartha Gautama. Quelques temps plus tard, lors d’un voyage au Népal, Maya Devi fit une halte dans les jardins de Lumbini où, accrochée à une branche d’arbre, elle enfanta sans effort. Sitôt né, l’enfant se mit debout et fit sept pas en direction du Nord, faisant éclore des fleurs de lotus tout autour de lui. Alors Siddhartha déclara: « Je n’aurai plus de vie futures à endurer, ceci est ma dernière naissance. » Bouddha était né.

img_101-3Pour célébrer cette naissance exceptionnelle, des myriades de lanternes de lotus viennent d’éclore à Séoul, transformant pour quelques jours la capitale sud-coréenne en un véritable kaléidoscope féérique. Pendant toute la durée du festival,  Séoul arbore une exposition de lanternes traditionnelles réalisées selon l’art ancestral du hanji qui utilise un type de papier traditionnel issu du mûrier noir. Lorsque la nuit tombe, chaque sculpture de papier raconte alors sa propre histoire. Le résultat est somptueux.

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Les festivités démarrent dès l’après-midi avec l’Eoulim Madang. Les participants de la future parade des lanternes, vêtus du costume traditionnel appelé hanbok, se livrent à des représentations de danse, dans la joie et les rires.

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Une fois la nuit tombée, la majestueuse Parade des Lanternes se met en branle dans les rues de Séoul, faisant scintiller la ville dans une féerie d’animaux et de personnages en papier. Celle-ci débute officiellement avec l’illumination du Jangeumdang, une grande lanterne qui symbolise le bouddhisme et la naissance de Bouddha. S’ensuit un tsunami de lanternes géométriques fièrement portées par les participants.

Une succession de tableaux à couper le souffle.

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La soirée se termine sur le festif Hoehyang Hanmadang qui signifie « grand moment de la rétribution des mérites ». Participants et spectateurs se mélangent dans un joyeux concert de musique et de danses, communément rebaptisée Flower Party par les étrangers, en raison de la pluie de pétales de fleurs lâchés en fin de spectacle.

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En marge de cette effervescence nocturne, se tient aussi, tout au long du Yeon Deung Ho (nom local du festival) un large éventail d’animations culturelles et activités bouddhistes, des séances de méditation zen et de prières ainsi que des concerts de musique traditionnelle. Symboles de la culture locale, ils permettent à tous de découvrir et s’immerger dans la tradition sud-coréenne. Enfin, le Festival des Lanternes de lotus se clôturera par une grande cérémonie, le Yeondeungnori, accompagnée une fois encore de spectacles de danses donnés par des troupes en costumes traditionnels.

Joyeux anniversaire Bouddha!

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